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Description :
Cette pratique a commencé avec les mainframes, où ce genre d'images permettait de montrer ce qu'il était possible de faire avec une imprimante bien menée. Les images étaient alors d'une largeur de 120 ou 132 caractères pour une longueur variable, et autorisaient les superpositions multiples de caractères. Une image de ce type très répandue dans les années 1960 était un portrait de Brigitte Bardot. Des machines couplées à des caméras vidéo imprimèrent par la suite des portraits sur papier dans des galeries commerciales (parfois aussi sur des T-shirts par une méthode de transfert).
La pratique s'est plus tard répandue par le biais des premiers BBS, sur lesquels il n'était pas possible d'afficher autre chose que du texte. La superposition de caractères disparut à mesure que les écrans remplaçaient les terminaux de type machine à écrire.
À partir des années 1980, certains artistes ont utilisé des jeux de caractères étendus tels que la page de code 437, disponible en mode texte sur compatible PC.
En 1998, Andréas Müller-Pohle a encodé en ASCII la première photographie connue (l'atelier de Joseph Nicéphore Niépce pris par lui même)[1] et a présenté le « texte » ainsi obtenu sur huit panneaux : l'½uvre s'appelle Digital Scores (Partitions digitales)[2].
On peut réaliser de l'art ASCII avec un simple éditeur de texte, mais il existe des logiciels automatisant le processus, à l'aide d'algorithmes de conversion d'image en texte. Évidemment ces images, si elles sont faites à la main, demandent beaucoup de temps et de talent, d'où le terme « art ».